Stephanoceras (Stephanoceras) subzogenreuthense Schmidtill & Krumbeck 1938 (M) |
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Bajocien (-170 à -164 millions d'années) inférieur
Calvados - France
| D (cm)Diamètre (cm) | h (%)Hauteur relative du tour : Hauteur/Diamètre (%) | e (%)Épaisseur relative du tour : Épaisseur/Diamètre (%) | o (%)Ouverture relative de l’ombilic : Ombilic/Diamètre (%) | O (cm)Ombilic (cm) | n1/2Nombre de côtes primaires au demi-tour | n2/2Nombre de côtes secondaires au demi-tour | idvIndice de division |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 13,3 | 29,8 | 43,3 | 5,8 | 23 | 53 | 2,3 | |
| 12,7 | 30,3 | 35,8 | 42,8 | 5,5 | |||
| 10,6 | 31,8 | 37,9 | 40 | 4,2 | |||
| 4 | 20 | 48 | 2,4 | ||||
| 2,8 | 20 | 50 | 2,5 | ||||
| 2 | 20 | ||||||
| 1,5 | 16 | ||||||
| 1,1 | 14 | ||||||
| 0,8 | 12 | ||||||
| 0,6 | 12 |
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Stephanoceras Waagen 1869
Bajocien inférieur.
Le sous-genre Stephanoceras (et même le genre) souffre d’un grand nombre d’espèces ne reflétant probablement pas la réalité biologique. Les monotypies sont nombreuses, les types souvent limités à des tours internes et leurs niveaux stratigraphiques imprécis. Pour les faunes européennes, il s’en trouve chez Quenstedt, Buckman, Schmidtill & Krumbeck, Weisert, Maubeuge et, plus épisodiquement, d’autres. En conséquence, les interprétations des auteurs varient énormément, avec des mises en synonymies très variables. Qui plus est, l’étude statistique de Schmidt & Korn (2021) sur la morphologie d’un grand nombre coquilles collectées dans un gisement de Normandie montre une grande variation de l’ornementation et de la géométrie lors de l’ontogénèse et ne parvient pas à établir des limites claires entre les espèces possibles. Il est très compliqué d’établir une hiérarchie de caractères qui permettrait une ébauche de classification phylogénététique.
Formes serpenticônes atteignant de grandes tailles, à tours robustes. Section régulièrement arrondie à modérément déprimée. Tubercules latéraux proéminents sur toute l’ontogénèse. [Howarth 2017]
Stephanoceras Waagen 1869
Aalénien supérieur à Bajocien inférieur.
Formes macroconques atteignant de grandes tailles (les formes microconques associées sont représentées par le genre Normannites Munier-Chalmas). Enroulement évolute serpenticône à cadicône. Section du tour arrondie à très déprimée. Côtes primaires fortes et courtes, divisées bas ou à mi-flanc en deux à quatre secondaire à partir d’un tubercule ou d’une bulla latéraux. Les côtes traversent la région ventrale. La costulation persiste jusqu’en fin d’ontogénèse. Le péristome est évasé et porte un col. [Howarth 2017]
Stephanoceratinae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Bajocien supérieur.
Formes petites à grandes, serpenticônes à cadicônes, à section ronde, ovale ou trapézoïdale. Côtes primaires généralement proéminentes. Secondaires plus faibles et nombreuses, traversant généralement le ventre sans interruption. Eventuel tubercule bien différencié au point de division. Sutures complexes. Lobe ombilical rétracté et éléments auxiliaires obliques. E bien développé, presque aussi profond que L, plus étroit. Selle E/L plus haute que L/U2 et plus ou moins asymétrique. Dimorphisme sexuel important.
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[3]
1985. Schlegelmilch, R.
Die Ammoniten des Süddeutschen Dogger
Gustav Fischer Verlag - Stuttgart - New York
p 72, taf 24, fig 3 (=Stephanoceras (Stephanoceras) subzogenreuthense SCHMIDTILL & KRUMBECK 1938, holotype)
1983. Sandoval, J.
Bioestratigrafía y paleontología (Stephanocerataceae y Perisphinctaceae) del Bajocense y Bathonense en las Cordilleras Béticas - Tesis
Granada : Universidad de Granada
p 241 dans la synonymie de Stephanoceras zogenreuthense (=Stephanoceras subzogenreuthense SCHMIDTILL & KRUMBECK, 1938) - lien
1938. Schmidtill (von), E. & Krumbeck, L.
Die Coronaten-Schichten von Auerbach (Oberpfalz, Nordbayern)
in Sonderdruck aus der Zeitschrift der Deutschen Geologischen Gesellschaft - Band 90, heft 6/7 - Zeitschrift der Deutschen Geologischen Gesellschaft
p 338, taf 11, fig 2 (=Stephanoceras subzogenreuthense sp. nov.)
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 15 février 2026
Zone à Humphriesianum.
Individu qui, sans sa costulation primaire particulièrement fine et dense et son indice de division relativement bas, pourrait être facilement nommé Stephanoceras pyritosum, mais il existe un nom disponible pour une morphologie qui ne diffère justement que pour ces caractéristiques, à savoir subzogenreuthense (un quasi-nomen oblitum). La géométrie de la coquille n’est pas très éloignée non plus de l’holotype : ouverture relative de l’ombilic de 40% contre 41%, hauteur relative du tour de 32% contre 34%, épaisseur relative de 38% contre 40%, taux de dépression de 119% contre 116%, le tout à des diamètres respectifs de 106 et 91 mm. Les Stephanoceras sont largement nommés sur des aspects purement typologiques peu satisfaisants, mais on ne déroge pas.
Stephanoceras subzogenreuthense n’est connue que par son holotype. C’est une forme du groupe de pyritosum, dont elle est peut-être synonyme. Si l’on compare les holotypes au même diamètre de 90-95 mm, subzogenreuthense a un ombilic légèrement plus ouvert (41% contre 37%), est plus déprimée (116% contre 105%), a une plus grande densité de côtes primaires (20 contre 15 au demi-tour) et un indice de division inférieur (2,6 contre plus de 3,5). Elle a été créée en référence à Stephanoceras zogenreuthense, des mêmes auteurs, elle-même mise en possible synonymie de Stephanoceras pyritosum par Westermann & Riccardi (1979) et Schlegelmilch (1985), mais maintenue par Sandoval (1983) ou plus récemment Dietze & al. (2015). Sandoval pointe les différences morphologiques déjà évoquées ci-avant avec pyritosum et des niveaux stratigraphiques différents, pyritosum étant une forme plus ancienne en Espagne, région étudiée. En revanche, il évoque une possible synonymie entre subzogenreuthense et zogenreuthense, les dissemblances notables étant des flancs plus nettement convexes et des côtes secondaires légèrement moins denses et plus fines chez subzogenreuthense.