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Ammonites et aliae spirae II - Macrocephalites sp. zone_Bullatus_A
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Ammonites et aliae spirae II - Macrocephalites sp. zone_Bullatus_A
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L’holotype de Macrocephalites transitorius in Spath 1928. Un nucleus de 58 mm environ
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L’holotype de Macrocephalites transitorius in Spath 1928. Un nucleus de 58 mm environ
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L’holotype de Macrocephalites terebratus alpha in Page 1988. Macroconque entièrement cloisonné. 195 mm environ
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L’holotype de Macrocephalites terebratus alpha in Page 1988. Macroconque entièrement cloisonné. 195 mm environ

Étage

Callovien (-160 à -154 millions d'années) inférieur

Localité

Vendée - France
Vendee

Dimensions

Diamètre = 27 cm (10.63")

Commentaire

Individu de la zone à Bullatus.
Grand macroconque qui contient une empreinte de Kheraiceras bullatus dans sa chambre d’habitation. Sa taille dépasse celle des plus grands transitorius, est très inférieure à celle des grands madagascariensis et se rapproche plus de celle des grands verus selon Thierry (1978). Mais utiliser ce seul critère est hasardeux, d’autant que la section déprimée ne semble correspondre à aucune de ces formes (taux de dépression de 119% à la limite phragmocône/loge).

Groupe de formes de la zone à Bullatus du Poitou. Difficile de dire si elles sont exactement synchrones.
Les individus sont déprimés (115% < E/H < 140%), avec un ombilic étroit (12-16% avant le déroulement adulte), profond, en entonnoir, un mur ombilical subvertical droit à convexe, un rebord ombilical étroitement arrondi. La costulation est peu saillante. Les côtes primaires, d’allure globalement biconvexes, naissent assez peu distinctement sur le mur ombilical, où elles sont rursiradiées. Sur le rebord ombilical, elle s’épaississent, mais restent mousses, et se recourbent vers l’avant pour former une concavité prorsiradiée. Elles commencent à se redresser vers le point de division, devenant simultanément plus saillantes, et franchissent la région ventrale transversalement. Les côtes secondaires et intercalaires suivent le même tracé et sont de même force, l’ensemble étant régulièrement espacé. Le taux de division est de deux à trois et les intercalaires sont communes. Le point de division se situe à une hauteur mal définie entre le tiers et les deux tiers de la hauteur. On peut observer quelques dischizotomies occasionnelles. Le rapport du nombre de côtes externes sur le nombre de primaires a tendance à augmenter avec la croissance, avant la disparition des primaires vers la fin du phragmocône adulte, d’abord par la mi-flanc, suivie de celle des côtes externes. Le tour adulte, complètement lisse, se comprime et se déroule assez nettement (). C’est une ontogénèse assez usuelle chez les Macrocephalites macroconques. L’ornementation rappelle certains individus de Macrocephalites transitorius-subtrapezinus (M) figurés par Thierry (dénomination elle-même discutée, voir ci-dessous), mais les individus sont toujours nettement déprimés, alors que l’espèce transitorius et les formes décrites par Thierry sont comprimées à aussi larges que hautes. Il en est de même de Macrocephalites verus BUCKMAN, qui possède en outre une costulation plus fine, mais Mönnig (1995) cite deux individus de sa population d’Hildesheim qui se distinguent par leur taux de dépression significativement plus important (E/H > 1,20) et des côtes considérablement plus grossières. En dehors du profil de leur section, ces individus ne sont malheureusement pas figurés, mais il pourraient correspondre à notre espèce. Parmi les "Kamptokephalites" (sensu Thierry) de la zone à Herveyi d’Angleterre, elle rappelle aussi Macrocephalites terebratus alpha PAGE (surtout l’), encore plus déprimée, à ombilic du phragmocône en "tunnel" à cause d’une augmentation de l’involution avec la croissance qui cesse au stade adulte, mais jamais citée en province subméditerranéenne.

Les faunes de Macrocephalitidae de l’ouest de la France restent insuffisamment documentées. Le travail de Thierry (1978) se consacre seulement aux Macrocephalites comprimés. Par ailleurs, il a été assez largement amendé et il faut donc se référer à une littérature plus large.

Pour ce qui est de la zone à Bullatus, Krishna & Cariou indiquent en 1990 que des récoltes et identifications inédites révèlent des espèces communes entre la France et l’Inde, où les faunes sont mieux étudiées (Waagen 1875, Spath 1928...). Le modèle d’expansion des Macrocephalites relate en effet une origine sud-téthysienne au Bathonien moyen, une arrivée avec une légère transformation en Crimée au Bathonien moyen ou en Allemagne au Bathonien supérieur, puis une dispersion sur la marge nord de la Téthys en provinces subboréale, boréale, subtéthysienne et téthysienne (Seyed-Emami & al. 2015, Mönnig 2017, Gulyaev & Ippolitov 2023). Évidemment, des échanges ont continué ultérieurement, mais des différences fauniques persistent entre les provinces.

Pour revenir à Krishna & Cariou, ils citent la présence en France de M. lamellosus, M. cf. madagascariensis et aussi de formes purement nord-téthysiennes, M. verus, un exemplaire de M. cf. cannizzaroi et des formes renflées de "M. macrocephalus", espèce alors mal interprétée. Ils organisent cela en 1993 en définissant pour la province subméditerranéenne trois lignées de Macrocephalitidae : un groupe "gracilis" avec M. verus et M. cf. jacquoti dans la zone à Bullatus, un groupe "macrocephalus" et un groupe "sphaericus" où l’on retrouve les formes déprimées, mais dont les espèces ne sont pas détaillées à l’exception d’un mystérieux "Macrocephalites macrocephalus trans. A" du milieu de la zone, non figuré et seulement décrit par "proche de l’holotype de Schlotheim" plus récent.

En 1997, rien ne semble vraiment réglé par Thierry & al. in Cariou & Hantzpergue (1997), puisque les espèces citées dans la zone à Bullatus gravitent autour des microconques cf. Macrocephalites subtrapezinus et des macroconques cf. Macrocephalites transitorius. Outre le recours à "cf.", cette nomenclature ouvre un peu les conclusions de 1978, où M. transitorius était synonymisé avec M. subtrapezinus, étant considéré comme son dimorphe macroconque. Cela fait sans doute suite aux remarques de Krishna & Westermann (1987) qui affirment que les M. transitorius (M) de Thierry, basés sur une espèce mal connue dont l’holotype est fragmentaire, sont plutôt des macroconques de M. lamellosus (supposés synonymes de M. madagascariensis, ce que ne confirme pas Jain (2019), qui figure lui-même un M. lamellosus macroconque). Quant à ses M. subtrapezinus (m), ils n’appartiendraient pas à cette espèce, les individus malgaches étant à ranger dans M. lamellosus (m) et aucun correctif n’étant apporté pour les autres.

Aux espèces citées ci-avant, on peut encore adjoindre M. herveyi, a priori d’origine subboréale, documentée par d’Orbigny (1846) dans les Deux-Sèvres et d’autres espèces déprimées comme M. aff. elephantinus et M. cf. pila citée dans ce diagramme de discussion (Mönnig 2015), où le principe des lignées de Krishna & Cariou est repris avec de notables modifications. Le même Mönnig, la même année, crée l’espèce subboréale Macrocephalites hoyeri des sous-zones à Keppleri et Terebratus et indique que certains individus microconques du Poitou figurés par Thierry (1978) sous d’autres noms appartiennent à cette espèce, qui est donc présente dans la zone à Bullatus de l’ouest de la France.

Pour récapituler, l’inventaire résultant pour la zone à Bullatus subméditerranéenne européenne contiendrait :

- M. cf. jacquoti DOUVILLÉ,
- M. verus BUCKMAN (M),
- M. hoyeri MÖNNIG (m),
- M. cf. subtrapezinus (WAAGEN) (m),
- M. cf. transitorius (SPATH) (M),
- "M. macrocephalus transient A" (KRISHNA & CARIOU),
- M. lamellosus (J. de C. SOWERBY) (m),
- M. madagascariensis LEMOINE (M),
- M. aff. elephantinus (J. de C. SOWERBY),
- M. herveyi (J. de C. SOWERBY) (m) et plus particulièrement son morphe grantanus OPPEL,
- M. cf. pila NIKITIN,
- à la marge, M. cf. cannizzaroi (GEMMELLARO), plutôt située actuellement dans la zone à Gracilis.

Et il y a nombre de formes difficiles à nommer à partir de cette liste.

Fiches liées

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Macrocephalites sp. zone_Bullatus_A

Macrocephalites sp. zone_Bullatus_A

Classification

Genre :

Macrocephalites Zittel 1884

Sommet du Bathonien moyen à base du Callovien moyen.
Sphaerocônes renflés, de taille moyenne à très grande, à ombilic généralement petit, mais parfois variable, épaulement ombilical arrondi et mur ombilical abrupt. Section comprimée à très déprimée. Costulation fine à moyennement grossière, divisée ou avec naissance d’intercalaires en moitié inférieure du flanc, et traversant la région ventrale. Tours adultes modérément contractés et légèrement déroulés. Péristome simple et sinueux. Dimorphisme sexuel prononcé. Les macroconques (Macrocephalites, "Tmetokephalites", "Indocephalites"-"Platystomaceras"), qui tendent à perdre leur costulation au stade adulte, sont deux à trois fois plus grands que les microconques respectifs ("Dolikephalites", "Kamptokephalites" et "Pleurocephalites"). [d’après Howarth 2017, Seyed-Emami & al. 2015]

Sous-famille :

Macrocephalitinae Buckman 1922

Sommet du Bathonien moyen à Callovien moyen.
Sphaerocônes à subsphaérocônes involutes à section en arche et ventre arrondi à tous les stades de croissance. Costulation dense, tranchante, plus ou moins flexueuse prorsiradiée, bifurquée ou polyfurquée bas sur les flancs et à intercalaires. Dimorphisme sexuel prononcé. Les macroconques deviennent lisses, à loge d’habitation contractée, péristome simple sinueux et se déroulent au stade adulte. Les microconques conservent leur costulation inchangée en dehors d’un resserrement des côtes à l’approche du péristome, également simple, sans constriction, col ni évasement. Les sutures présentent un élément Un très tôt dans l’ontogénèse, caractéristique des Stephanoceratoidea et deviennent élaborées, avec de nombreux lobes grêles et incisés chez le macroconque. [Howarth 2017]

Famille :

Macrocephalitidae Buckman 1922

Sommet du Bathonien moyen à Callovien moyen.
Formes involutes, globuleuses, à côtes tranchantes. Loge d’habitation du macroconque adulte lisse chez beaucoup de genres. Péristome simple, sans constriction, col ni évasement. Rare dans le domaine boréal.

Super-famille :

Stephanoceratoidea Neumayr 1875

Sous-ordre :

Ammonitina Hyatt 1889

Ordre :

Ammonoidea Zittel 1884

Classe :

Cephalopoda Cuvier 1797

Embranchement :

Mollusca Linnaeus 1758

Super-embranchement :

Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908

Sous-règne :

Eumetazoa Butschli 1910

Règne :

Animalia Linnaeus 1758

Super-règne :

Eukaryota Whittaker & Margulis 1978

Documents

[15]

2023. Gulyaev, D., B. & Ippolitov, A., P.
Macrocephalites aff. triangularis Spath (Macrocephalitidae, Ammonitida) du Bathonien moyen de Crimée orientale [en Russe]
in Système Jurassique de Russie : Problèmes de stratigraphie et рaléogeographie. IXe Meeting Pan-Russe avec participation internationale - Syktyvkar
- lien

2019. Jain, S.
On the occurrence of the Indonesian ammonite Macrocephalites keeuwensis Boehm [M & m] from Kachchh (Western India)
in Zitteliana - Serie A+B gemeinsam 93 - Bayerischen Staatssammlung für Paläontologie und Geologie
- lien

2017. Mönnig, E.
The evolution of Oppel’s ’Macrocephalusbett’ (Callovian, Middle Jurassic)
in Lethaia - Vol. 50 - Wiley-Blackwell
- lien

2015. Seyed-Emami, K., Raoufian, A. & Mönnig, E.
Macrocephalitinae (Ammonoidea, Middle Jurassic) from North and Central Iran
in Neues Jahrbuch für Geologie und Paläontologie - Abhandlungen - 278/3 - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung
- lien

1997. Thierry, J., Cariou, E., Elmi, S., Mangold, C., Marchand, D. & Rioult, M.
Callovien
in Cariou, E., Hantzpergue, P. & al. - Biostratigraphie du jurassique ouest-européen et méditerranéen - Chap. 8 - ELF Exploitation Production

1995. Mönnig, E.
Der Macrocephalen Oolith von Hildesheim
in Mitteilungen aus dem Roemer-Museum Hildesheim - Band 5 - Roemer-Museum Hildesheim
- lien

1993. Krishna, J. & Cariou, E.
The Tethyan Macrocephalitinae: evolutionary environmental and dispersal strategies
in Géobios - Volume 26, Supplement 1 - Editions scientifiques et médicales Elsevier SAS
- lien

1992. Callomon, J., H., Dietl, G. & Niederhöfer, H.-J.
On the true stratigraphic position of Macrocephalites macrocephalus (Schlotheim, 1813) and the nomenclature of the standard Middle Jurassic "Macrocephalus Zone"
in Stuttgarter Beiträge zur Naturkunde - Serie B - (Geologie und Paläontologie) - Nr. 185 - Staatliches Museum für Naturkunde, Stuttgart
- lien

1990. Krishna, J. & Cariou, E.
Ammonoid Faunal Exchanges during Lower Callovian between the Indo-East-African and Submediterranean Provinces: Implications for the Long Distance East-West Correlations
in Newsletter on Stratigraphy - 23 (2) - Gebrüder Borntraeger - D-1000 Berlin . D-7000 Stuttgart

1988. Page, K., N.
The stratigraphy and ammonites of British Lower Callovian. PhD. thesis
University College London - University of London
- lien

1987. Krishna, J. & Westermann, G., E., G.
Faunal associations of the Middle Jurassic ammonite genus Macrocephalites in Kachchh, western India
in Canadian Journal of Earth Sciences - 24 - Canadian Science Publishing
- lien

1980. Callomon, J., H.
Macrocephalites (Sutner MS) Zittel, 1884 and Ammonites macrocephalus Schlotheim, 1813 (Cephalopoda: Ammonoidea): Revived Proposals. Z.N.(S.)401
in Bulletin of Zoological Nomenclature - Vol. 37, part. 2 - International Commission on Zoological Nomenclature

1978. Thierry, J.
Le genre Macrocephalites au Callovien inférieur (Ammonites, Jurassique moyen). Systématique et évolution - Biostratigraphie - Biogéographie : Europe et domaine indo-malgache. Thèse de Doctorat
in Mémoires géologique de l’Université de Dijon - Institut des Sciences de la Terre. Université de Dijon

1971. Callomon, J., H.
On the type species of Macrocephalites Zittel 1884 and the type specimen of Ammonites macrocephalus Schlotheim 1813
in Palaeontology - Vol. 14, part 1 - The Palaeontological Association
- lien

1928. Spath, L., F.
Revision of the Jurassic Cephalopod fauna of Kachh (Cutch). Part III.
in Memoirs of the Geological Survey of India - Vol. IX, Memoir No. 2 - Geological Survey of India, Calcutta

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Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 14 mai 2025