Normannites turgidus Westermann 1954 (m) |
||
Bajocien (-170 à -164 millions d'années) inférieur
Deux-Sèvres - France
Normannites Munier-Chalmas 1892
Bajocien inférieur (zone à Laeviuscula) à Bajocien supérieur (zone à Niortense).
Microconques de Stephanoceratinae. Les associations avec les genres macroconques ne sont pas encore identifiées avec suffisamment de précision.
Formes évolutes, modérément robustes, à section arrondie et tours modérément déprimés. Costulation forte ; côtes primaires robustes se divisant brusquement au milieu des flancs en côtes secondaires continues sur le ventre ; petits tubercules latéraux généralement présents au point de bifurcation. Loge d’habitation représentant un demi à trois quarts de tour, avec une ornementation peu modifiée jusqu’au péristome. Celui-ci porte de très longues apophyses jugales, souvent énormes, rétrécissant fortement l’ouverture. [d’après Howarth 2017]
Stephanoceratinae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Bajocien supérieur.
Formes petites à grandes, serpenticônes à cadicônes, à section ronde, ovale ou trapézoïdale. Côtes primaires généralement proéminentes. Secondaires plus faibles et nombreuses, traversant généralement le ventre sans interruption. Eventuel tubercule bien différencié au point de division. Sutures complexes. Lobe ombilical rétracté et éléments auxiliaires obliques. E bien développé, presque aussi profond que L, plus étroit. Selle E/L plus haute que L/U2 et plus ou moins asymétrique. Dimorphisme sexuel important.
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[5]
2026. Lacroix, P., Le Pichon, J.-P. & Gendry, D.
Les ammonites de la carrière de la Grande Palisse à Nanteuil (Deux-Sèvres). Étude paléontologique : Ammonitina, Phylloceratina et Lytoceratina
Dédale Éditions
p 352, pl 185, fig 2, 4, pl 186, fig 1-4 (=Itinsaites turgidus (WESTERMANN, 1954))
1996. Gauthier, H., Rioult, M. & Trévisan, M.
Répartition biostratigraphique des ammonites dans l’Oolithe ferrugineuse de Bayeux (Bajocien) à Feuguerolles-sur-Orne (Calvados). Eléments nouveaux pour une révision des Garantianinae
in Géologie de la France - No 2 - B.R.G.M. & S.G.F.
p 35, pl II, fig 3 (=Itinsaites turgidus (WESTERMANN)) - lien
1985. Schlegelmilch, R.
Die Ammoniten des Süddeutschen Dogger
Gustav Fischer Verlag - Stuttgart - New York
p 74, taf 25, fig 8 (=Stephanoceras (Normannites) turgidum (WEST. 1954))
1983. Pavia, G.
Ammoniti del Bajociano inferiore di Digne (Francia, dip. Alpes-de-Haute-Provence)
Soc. Pal. Italiana
p 135, pl 25, fig 5, 6 (=Itinsaites (Itinsaites) turgidus (WESTERMANN, 1954))
1954. Westermann, G.
Monographie der Otoidae (Ammonoidea) - Otoites, Itinsaites, Epalxites, Germanites, Masckeites (Pseudotoites, Polyplectites), Normannites
in Beihefte zum Geologischen Jahrbuch - Heft 15 - Geologischen Landesanstalten der Bundesrepublik Deutschland
p 183 (=Normannites (Normannites) turgidus n. sp.), p 186, taf 12, fig 1-3, text-fig 62-65 (=Normannites (Normannites) turgidus turgidus n. subsp.), p 188, taf 12, fig 4, taf 13, fig 1, text-fig 63 (=Normannites (Normannites) turgidus densus n. subsp.), pars. p 190, pl 13, fig 3 (=Normannites (Normannites) n. sp., aff. turgidus), pars. p 210, pl 16, fig 2 (non Normannites (Normannites) parallelus n. sp.)
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 26 septembre 2025
Individu de la zone à Humphriesianum.
Cet individu s’écarte de Normannites orbignyi, du moins sensu Westermann, par sa costulation plus fine dans les tours internes et moyens, et globalement plus dense, et par son ombilic un peu plus réduit. Du point de vue de ses caractéristiques biométriques, il est très comparable au "paratype 2" de Normannites parallelus WESTERMANN 1954 et possède en outre un étagement similaire de l’ombilic, en gradins arrondis. Ce paratype, dont la fin de la loge d’habitation et le péristome sont manquants, est présenté ici de manière à faciliter la comparaison (les tailles sont respectées). Pavia (1983) a inclu ce paratype dans Normannites turgidus.
[Diagnose d’après Westermann 1954] Très grande épaisseur relative (53-57%). Section ovale moyennement à largement déprimée, parfois légèrement rhomboïde, rarement légèrement trapézoïdale, souvent avec un rebord latéro-ventral faible. La région externe n’est que légèrement arquée. L’ombilic est modérément à moyennement large, profond et légèrement à modérément étagé. L’enroulement est moyennement à très évolute. Les côtes sont moyennement fortes. Les côtes primaires sont en nombre modéré et les bifurcations, parfois trifurcations, présennet de petits tubercules aigus. L’espacement des côtes ventrales à 40 mm est assez petit à modérément grand. Westermann divise l’espèce en deux sous-espèces selon quelques critères typologiques a priori assez subjectifs. Les grandeurs sont ici celles des diagnoses différentielles du texte principal de Westermann. Elles diffèrent dans d’autres passages, y compris dans le tableau de l’annexe, ce qui ne simplifie pas les choses :