Stephanoceras (Stephanoceras) cf. crassicosta (Quenstedt 1886-1887) (M) |
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Bajocien (-170 à -164 millions d'années) inférieur
Deux-Sèvres - France
Diamètre = 12,4 cm (4.88")
Stephanoceras Waagen 1869
Bajocien inférieur.
Le sous-genre Stephanoceras (et même le genre) souffre d’un grand nombre d’espèces ne reflétant probablement pas la réalité biologique. Les monotypies sont nombreuses, les types souvent limités à des tours internes et leurs niveaux stratigraphiques imprécis. Pour les faunes européennes, il s’en trouve chez Quenstedt, Buckman, Schmidtill & Krumbeck, Weisert, Maubeuge et, plus épisodiquement, d’autres. En conséquence, les interprétations des auteurs varient énormément, avec des mises en synonymies très variables. Qui plus est, l’étude statistique de Schmidt & Korn (2021) sur la morphologie d’un grand nombre coquilles collectées dans un gisement de Normandie montre une grande variation de l’ornementation et de la géométrie lors de l’ontogénèse et ne parvient pas à établir des limites claires entre les espèces possibles. Il est très compliqué d’établir une hiérarchie de caractères qui permettrait une ébauche de classification phylogénététique.
Formes serpenticônes atteignant de grandes tailles, à tours robustes. Section régulièrement arrondie à modérément déprimée. Tubercules latéraux proéminents sur toute l’ontogénèse. [Howarth 2017]
Stephanoceras Waagen 1869
Aalénien supérieur à Bajocien inférieur.
Formes macroconques atteignant de grandes tailles (les formes microconques associées sont représentées par le genre Normannites Munier-Chalmas). Enroulement évolute serpenticône à cadicône. Section du tour arrondie à très déprimée. Côtes primaires fortes et courtes, divisées bas ou à mi-flanc en deux à quatre secondaire à partir d’un tubercule ou d’une bulla latéraux. Les côtes traversent la région ventrale. La costulation persiste jusqu’en fin d’ontogénèse. Le péristome est évasé et porte un col. [Howarth 2017]
Stephanoceratinae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Bajocien supérieur.
Formes petites à grandes, serpenticônes à cadicônes, à section ronde, ovale ou trapézoïdale. Côtes primaires généralement proéminentes. Secondaires plus faibles et nombreuses, traversant généralement le ventre sans interruption. Eventuel tubercule bien différencié au point de division. Sutures complexes. Lobe ombilical rétracté et éléments auxiliaires obliques. E bien développé, presque aussi profond que L, plus étroit. Selle E/L plus haute que L/U2 et plus ou moins asymétrique. Dimorphisme sexuel important.
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[6]
2026. Lacroix, P., Le Pichon, J.-P. & Gendry, D.
Les ammonites de la carrière de la Grande Palisse à Nanteuil (Deux-Sèvres). Étude paléontologique : Ammonitina, Phylloceratina et Lytoceratina
Dédale Éditions
p 333, pl 174, fig 3, pl 15, fig 1 (=Stephanoceras (Stephanoceras) crassicosta (QUENSTEDT, 1886) [M])
2013. Dietze, V., Bosch, K., Frantz, M., Kutz, M., Schweigert, G., Wannenmacher, N. & Studer, S.
Die Humphriesianum-Zone (Unter-Bajocium, Mitteljura) am Kahlenberg bei Ringsheim (Oberrheingraben, SW Deutschland)
in Palaeodiversity - No 6 - Staatliches Museum für Naturkunde Stuttgart
p 35, aff. taf 4, fig 1 (=Stephanoceras aff. crassicosta (QUENSTEDT) [M]), taf 4, fig 3 (=Stephanoceras crassicosta (QUENSTEDT) [M]) - lien
1983. Pavia, G.
Ammoniti del Bajociano inferiore di Digne (Francia, dip. Alpes-de-Haute-Provence)
Soc. Pal. Italiana
pl 11, fig 3 (=Stephanoceras (Stephanoceras) crassicostatum (sic) (QUENSTEDT))
1951. Maubeuge, P., L.
Les ammonites du Bajocien de la région frontière franco-belge (bord septentrional du bassin de Paris)
in Mémoires de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique - Deuxième série, fasc. 42 - Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique
cf. p 60, pl VII, fig 1 (=Stephanoceras cf. crassicosta (QUENSTEDT)) - lien
1939. Roché, P.
Aalénien et Bajocien du Mâconnais et de quelques régions voisines
in Roman, F. - Travaux du Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Lyon - Ancienne Série - Fascicule XXXV, mémoire 29 - Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Lyon
?p 195 (=Cadomites crassicosta QUENSTEDT sp.) - lien
1886-1887. Quenstedt, F., A.
Die Ammoniten des Schwäbischen Jura - II. Band Der Braune Jura
Schweizerbart’sche Verlagshandlung (E. Koch) - Stuttgart
p 533, tab 66 (=Ammonites humphriesianus crassicosta QUENSTEDT)
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 27 novembre 2022
Moulage d’un individu de la sous-zone à Humphriesianum figuré dans Lacroix & al. 2026, pl 175, fig 1a-c).
Individu qui rappelle quelques caractères d’ornementation du type dans les tours internes, mais nettement plus petit.
Stephanoceras crassicosta définit un horizon au sommet de la sous-zone à Humphriesianum (Ohmert in Cresta & Pavia 1990, Dietze & al. 2013).
Le type est un individu incomplet de 250 mm de diamètre, partiellement figuré par Quenstedt. L’épaisseur à l’ouverture est de 91 mm et la hauteur du tour de 76 mm (Quenstedt 1886-87, p 533). C’est un Stephanoceras à côtes très fortes, généralement seulement bifurquées à partir d’une épine bien marquée, mais qui s’estompe progressivement avec l’âge. Lorsqu’il y a plus de deux côtes secondaires, les autres sont intercalaires et ne naissent pas à partir d’une épine. L’individu figuré par Dietze & al. (2013, pl 4, fig 3) est assez proche du type en taille et ornementation, plus que celui de Pavia (1983, pl 11, fig 3), de taille inférieure et à côtes primaires plus courtes.