Nautilus elegans J. Sowerby 1816 |
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Cénomanien (-96 à -92 millions d'années) moyen
Sarthe - France
Diamètre = 30,2 cm (11.89")
Holotype de Nautilus elegans J. SOWERBY, 1816, sur le site du Muséum National d’Histoire Naturelle. - lien
Nautilus Linnaeus 1758
Hauterivien à actuel.
La plus ancienne espèce est Nautilus neocomiensis d’ORBIGNY (Hauterivien-Barrémien).
Nautilidae Blainville 1825
Si l’on sépare la famille Cenoceratidae : Bajocien à actuel.
Famille qui comprend les Nautilus et Allonautilus actuels.
Coquilles involutes ou légèrement évolutes, sutures sinueuses et siphon tubulaire traversant généralement les loges en leur milieu.
Nautilina Blainville 1825
Nautilida Agassiz 1847
Nautiloidea Agassiz 1847
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
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2021. Paccard, D.
Le Cénomanien du Pays Fort. Richesse des formes, diversité des espèces
Dédale Éditions
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in Geologica Saxonica - Journal of Central European Geology - Band 62 - Senckenberg
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2015. Morel, N. (coord.) & al.
Contenu paléontologique du Cénomanien de la région du Mans
in Morel, N. (coord.) & al. - Stratotype Cénomanien - CD-ROM. Compléments. - Museum National d’Histoire Naturelle & Biotope (Patrimoine Géologique ; 6)
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2014-2020. Frank, J.
A revision of Cymatoceras nautilid from the Cenomanian of the Bohemian Cretaceous Basin
(unpublished ?)
p 4, 6-11, fig 6A (=Cymatoceras elegans (SOWERBY, 1816), holotype) - lien
2013. Schneider, S., Jäger, M., Kroh, A., Mitterer, A., Niebuhr, B., Vodrazka, R., Wilmsen, M., Wood, C., J. & Zagorsek, K.
Silicified sea life - Macrofauna and palaeoecology of the Neuburg Kieselerde Member (Cenomanian to Lower Turonian Wellheim Formation, Bavaria, southern Germany)
Vol. 63, No 4
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Nautiloids
in Smith, A., B. & Batten, D., J. - Fossils of the Chalk - Second Edition - Chapter 10 - The Palaeontological Association
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1979. Wiedmann, J. & Schneider, L.
Cephalopoden und Alter der Cenoman-Transgression von Mülheim-Broich, S. W. Westfalen
in Aspekte der Kreide Europas - Series A (6) - International Union of Geological Sciences
p 655, taf 2, fig 1, taf 3, fig 2, abb 4B (=Cymatoceras elegans (J. SOWERBY))
1956. Kummel, B.
Post-Triassic Nautiloid genera
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p 424, fig 23A (=Cymatoceras elegans (J. SOWERBY) 1816)
1890. Foord, A., H. & Crick, G., C.
III.- A revision of the group of Nautilus elegans, J. Sowerby
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1874. Geinitz, H., B.
Gasteropoden und Cephalopoden in Das Elbthalgebirge in Sachsen. Zweiter Theil. Der mittlere und obere Quader
in Palaeontographica - 20 (II) - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung, Stuttgart
non p 181, taf II.32, fig 6 (non Nautilus elegans SOW. ; =Deltocymatoceras galea (FRITSCH, 1872))
1853. Sharpe, D.
Description of the fossil remains of Mollusca found in the chalk of England. Part I. Cephalopoda.
The Palaeontographical Society
non p 12, pl III, fig 3, pl IV, fig 1 (non Nautilus elegans SOWERBY ; =Cymatoceras atlas WHITEAVES 1876 ; =Cymatoceras columbinum (FRITSCH 1872))
1818. Sowerby, J.
Mineral Conchology of Great Britain - Vol. II (1818)
London
p 33, pl CXVI (=Nautilus elegans SOWERBY) - lien
Contenu révisé le 6 avril 2026 - Fiche générée le 6 avril 2026 - 1ère publication le 23 juin 2020
Individu de la Craie de Théligny, sous-zone à Costatus.
Ce grand spécimen étant déformé en vue ventrale et la position du siphon n’étant pas observable, sa détermination n’est pas forcément définitive. Néanmoins, la densité, trajectoire et largeur de ses côtes le rapproche assez de l’holotype de Sowerby.
Espèce du Cénomanien inférieur et moyen (zone à Mantelli à zone à Jukesbrownei).
Morel (2015) ne mentionne pas Nautilus elegans dans l’inventaire des faunes du stratotype du Cénomanien. Cela s’explique probablement par le fait que l’exemplaire figuré dans la Paléontologie française d’Alcide d’Orbigny a été renommé Nautilus atlas par Whiteaves (1876), espèce bien inventoriée par Morel.
Frank considère Nautilus atlas comme un synonyme mineur de Nautilus columbinus (FRITSCH). D’après lui, Nautilus elegans se distingue de Nautilus columbinus par un ombilic légèrement plus large, un siphon situé plus bas et plus proche de la partie centrale de la cloison, une section moins déprimée, des cloisons légèrement plus rapprochées et une costulation plus fine. Toutefois, dans certains états de conservation, ces critères deviennent difficiles à percevoir. Lorsque seules les ornementations sont visibles, sans lignes de suture ni siphon discernable, la distinction entre ces espèces devient particulièrement délicate. À cela s’ajoute le fait que les spécimens sont souvent déformés et peuvent coexister dans les mêmes localités, au même niveau stratigraphique.
Pour revenir à la Paléontologie française, Frank n’attribue que les figures 3 et 4 de la planche 19 à Nautilus columbinus-atlas, tandis que les figures 1 et 2 seraient rattachées à Nautilus elegans (comme le proposait d’Orbigny) ou à Nautilus virgatus (SPENGLER, 1910).
Quant aux spécimens de la Révision de la Paléontologie française (Tintant & Gauthier in Fischer 2006), supposés avoir servi de modèles au dessinateur de d’Orbigny - hypothèse que Frank conteste -, celui de la planche 6, figure 3, est bien attribué à Nautilus columbinus-atlas. En revanche, les figures 1 et 2 de cette même planche, correspondant au lectotype désigné de Nautilus atlas, sont réinterprétées comme appartenant soit à Nautilus virgatus, soit à Eutrephoceras bouchardianum (d’ORBIGNY).
Un point demeure cependant ambigu dans la discussion de Frank : Whiteaves n’a jamais désigné d’holotype pour Nautilus atlas. Ce sont Tintant & Gauthier (2006) qui ont proposé un lectotype, supposément à l’origine des figures 1 et 2 de d’Orbigny. Or, si l’on suit Frank, ce spécimen pourrait en réalité appartenir à Nautilus elegans. Dans ce cas, Nautilus atlas devrait être considéré comme un synonyme mineur de Nautilus elegans, tandis que Nautilus columbinus devrait être maintenu comme espèce distincte — bien que regroupant, dans la littérature, un certain nombre d’individus attribués à Nautilus atlas... à tort.
Lecteur, si vous êtes arrivé jusqu’ici et avez le sentiment de n’avoir rien compris, détrompez-vous : vous avez parfaitement saisi toute la complexité de cet imbroglio taxonomique soigneusement mis en lumière.
Nautilus elegans est une espèce de grande taille. Le flanc est largement convexe en partie interne, aplani et convergent en région médiane et le ventre est plutôt étroitement arrondi. L’ombilic est petit mais un peu ouvert. La coquille et le moulage interne sont ornés de fortes côtes concaves en région péri-ombilicale, se redressant et s’incurvant pour devenir convexes sur le flanc et sa partie supérieure, où leur nombre augmente par division et intercalation. Elle s’incurvent encore en arrière sur l’épaulement latéro-ventral et traversent la ventre en formant une profonde concavité. Les cloisons sont largement espacées. La ligne de suture présente une large selle peu profonde en partie inférieure du flanc, un large lobe peu profond à mi-flanc. Elle est transverse à faiblement concave sur le ventre. Le siphon est dorso-central. [Kennedy in Smith & Batten 2002]