Stephanoceras (Stephanoceras) blagdeniforme (Roché 1939) (M) |
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Bajocien (-170 à -164 millions d'années) inférieur
Calvados - France
| D (cm)Diamètre (cm) | h (%)Hauteur relative du tour : Hauteur/Diamètre (%) | e (%)Épaisseur relative du tour : Épaisseur/Diamètre (%) | o (%)Ouverture relative de l’ombilic : Ombilic/Diamètre (%) | O (cm)Ombilic (cm) | n1/2Nombre de côtes primaires au demi-tour | n2/2Nombre de côtes secondaires au demi-tour | idvIndice de division |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 12,8 | 33,7 | 56,4 | 41,5 | 5,3 | 13 | 41 | 3,15 |
| 10 | 33,6 | 62 | 40,3 | 4 | 13 | 42 | 3,23 |
| 2,6 | 11 | ||||||
| 1,9 | 11 | ||||||
| 1,1 | 11 |
Stephanoceras Waagen 1869
Bajocien inférieur.
Le sous-genre Stephanoceras (et même le genre) souffre d’un grand nombre d’espèces ne reflétant probablement pas la réalité biologique. Les monotypies sont nombreuses, les types souvent limités à des tours internes et leurs niveaux stratigraphiques imprécis. Pour les faunes européennes, il s’en trouve chez Quenstedt, Buckman, Schmidtill & Krumbeck, Weisert, Maubeuge et, plus épisodiquement, d’autres. En conséquence, les interprétations des auteurs varient énormément, avec des mises en synonymies très variables. Qui plus est, l’étude statistique de Schmidt & Korn (2021) sur la morphologie d’un grand nombre coquilles collectées dans un gisement de Normandie montre une grande variation de l’ornementation et de la géométrie lors de l’ontogénèse et ne parvient pas à établir des limites claires entre les espèces possibles. Il est très compliqué d’établir une hiérarchie de caractères qui permettrait une ébauche de classification phylogénététique.
Formes serpenticônes atteignant de grandes tailles, à tours robustes. Section régulièrement arrondie à modérément déprimée. Tubercules latéraux proéminents sur toute l’ontogénèse. [Howarth 2017]
Stephanoceras Waagen 1869
Aalénien supérieur à Bajocien inférieur.
Formes macroconques atteignant de grandes tailles (les formes microconques associées sont représentées par le genre Normannites Munier-Chalmas). Enroulement évolute serpenticône à cadicône. Section du tour arrondie à très déprimée. Côtes primaires fortes et courtes, divisées bas ou à mi-flanc en deux à quatre secondaire à partir d’un tubercule ou d’une bulla latéraux. Les côtes traversent la région ventrale. La costulation persiste jusqu’en fin d’ontogénèse. Le péristome est évasé et porte un col. [Howarth 2017]
Stephanoceratinae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Bajocien supérieur.
Formes petites à grandes, serpenticônes à cadicônes, à section ronde, ovale ou trapézoïdale. Côtes primaires généralement proéminentes. Secondaires plus faibles et nombreuses, traversant généralement le ventre sans interruption. Eventuel tubercule bien différencié au point de division. Sutures complexes. Lobe ombilical rétracté et éléments auxiliaires obliques. E bien développé, presque aussi profond que L, plus étroit. Selle E/L plus haute que L/U2 et plus ou moins asymétrique. Dimorphisme sexuel important.
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[7]
2011. Rulleau, L.
Les ammonites du Bajocien en France et dans le monde. Inventaire des genres et des espèces.
Louis Rulleau et Section Géologie et Paléontologie du Comité d’Entreprise Lafarge Ciments
pl 53, fig 1, 2 (=Teloceras blagdeniforme ROCHÉ)
2006. Parsons, C., F.
The Origins and Evolution of the Bajocian, Middle Jurassic, ammonite Genus Teloceras Mascke 1907
manuscrit non publié
non p 3, pl 3-9, pl 10, fig 2 (non Teloceras blagdeniforme (ROCHÉ 1939) ; =Pseudoteloceras maerteni PAVIA & FERNÁNDEZ-LÓPEZ 2016), pl 11, 12 (non Teloceras blagdeniforme (ROCHÉ 1939) ; =Pseudoteloceras croisillense PAVIA & FERNÁNDEZ-LÓPEZ 2016) - lien
1997. Rulleau, L.
Les fossiles du Bajocien de la région lyonnaise
Section Géologie-Paléontologie du C.E. des Ciments Lafarge - Usine du Val d’Azergues
pl 18, fig 3, 4, pl 19, fig 1-4, pl 0, fig 1, 2 (=Teloceras blagdeniformis ROCHÉ)
1996. Gauthier, H., Rioult, M. & Trévisan, M.
Répartition biostratigraphique des ammonites dans l’Oolithe ferrugineuse de Bayeux (Bajocien) à Feuguerolles-sur-Orne (Calvados). Eléments nouveaux pour une révision des Garantianinae
in Géologie de la France - No 2 - B.R.G.M. & S.G.F.
p 35, pl III, fig 5, pl IV, fig 1 (=Teloceras (Paviceras subgen. nov.) blagdeniforme (ROCHÉ)) - lien
1983. Pavia, G.
Ammoniti del Bajociano inferiore di Digne (Francia, dip. Alpes-de-Haute-Provence)
Soc. Pal. Italiana
p 109 (=Teloceras blagdeniforme (ROCHÉ), désignation du lectotype)
1943. Roché, P.
Sur les couches à Ammonites Blagdeni du Mont d’Or Lyonnais
in Roman, F. - Travaux du Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Lyon - Fasc. XXXVI - Mémoire 30 - Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Lyon
p 16, pl I, fig 11, pl II, fig 1 (=Cadomites blagdeniformis ROCHÉ)
1939. Roché, P.
Aalénien et Bajocien du Mâconnais et de quelques régions voisines
in Roman, F. - Travaux du Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Lyon - Ancienne Série - Fascicule XXXV, mémoire 29 - Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Lyon
p 206 (=Cadomites blagdeniformis novem novum) - lien
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 10 août 2008
Phragmocône issu d’un bloc épars. Pas de niveau précis.
Individu plus robuste dans les tours internes que les figurés de Rulleau (1997, 2011) ou Gauthier & al. (1996) et, en ce sens, plus proche de l’holotype.
Espèce du sommet de la sous-zone à Humphresianum. Définit un horizon (Bj-17) en Angleterre.
En créant l’espèce blagdeniforme, Roché (1939) y a inclus deux formes différentes et de niveaux stratigraphiques distincts. La première correspond au Teloceras blagdeni non SOWERBY figuré par d’Orbigny en 1847 dans la Paléontologie Française. Depuis les travaux de Pavia & Fernández-López (2016), cette forme est rattachée au genre Pseudoteloceras et à l’espèce croisillense, de la base de la zone à Humphriesianum. La deuxième est représentée par l’individu de la figure 1 de sa planche II, désigné en 1983 par Pavia comme le lectotype du véritable Teloceras blagdeniforme (ROCHÉ). L’espèce fut plus tard rattachée au sous-genre Paviceras GAUTHIER & al. 1996, mais, dans la conception phylogénétique de Chandler & al. (2017), Paviceras n’est pas reconnu et blagdeniforme est plus volontiers rattaché à Stephanoceras qu’à Teloceras. Stemmatoceras n’est pas non plus reconnu. C’est ce qui est suivi ici.
La diagnose proposée par Roché n’est pas totalement fiable car elle s’appuie en grande partie sur le spécimen d’A. d’Orbigny. En outre, bien qu’adulte complet, le lectotype est médiocrement conservé et Roché n’a pas proposé de vue ventrale. De bons spécimens ont heureusement été figurés par Rulleau (1997, 2011), mais sans indication sur le cloisonnement.
Ce sont des formes déprimées, E/H étant généralement compris entre 165% et 195%, épaisses (e=60-64%), subévolutes (o=40-47%), avec une section cadicône "teloceroïde" jusqu’à 10-12 cm, déclinant ensuite alors que les tours se déroulent et s’arrondissent lentement, devenant ovales déprimés, puis subcirculaires si l’on en croit Roché, qui parle d’un rapport E/H de 1 au péristome. Ce phénomène est relativement tardif en comparaison des autres Stephanoceras. Jusqu’à ces diamètres, les côtes primaires de l’holotype sont plus robustes et moins denses que celles des figurés de Rulleau ou de Gauthier & al. (1996). Cela s’harmonise ensuite, avec une densité de 13-16 côtes primaires au demi-tour et une division qui devient observable en 3 côtes secondaires, parfois 2, avec ou sans intercalaire, l’indice de division restant souvent proche de 3, diminuant légèrement sur le tour adulte.